3.5% : pourquoi chaque indépendant romand devrait avoir un site web en 2026
3.5% : le pourcentage de tes abonnés qui voient vraiment tes posts Instagram.
Il y a quelques semaines, un juriste genevois m’a contacté pour créer son site web. Comme beaucoup d’indépendants, il fonctionnait 100% au bouche-à-oreille. LinkedIn, quelques posts de temps en temps, et surtout son réseau personnel.
Deux semaines après la mise en ligne de son site, il m’envoie un message : “J’ai reçu un premier contact via le formulaire. Un prospect que je ne connais pas du tout.”
Sa réaction m’a marqué : “C’est bizarre, d’habitude mes clients viennent du réseau.”
Bizarre ? Non. Logique. Pour la première fois, quelqu’un qui ne le connaissait pas a pu le trouver. Ce prospect a tapé une recherche sur Google, il est tombé sur son site, il a vu que c’était pro, il a pris contact.
Et si le problème, c’était justement de dépendre uniquement du réseau ?
Ta visibilité ne t’appartient pas
Je vais te donner un chiffre qui fait mal.
En 2026, la portée organique moyenne d’un post Instagram est de 3.5% (Socialinsider, 2025). Ça veut dire que si tu as 1’000 abonnés, environ 35 personnes voient ton contenu. Sur 5’000 abonnés ? 175 personnes.
Facebook, c’est encore pire : 1.65% de portée organique (Hootsuite, 2024).
Pour mettre ça en perspective : en 2012, Facebook offrait environ 16% de portée organique aux pages. Aujourd’hui, on est dix fois plus bas. Et la tendance continue de chuter année après année.
Pourquoi ? Parce que ces plateformes sont des entreprises. Leur modèle économique repose sur la publicité. Moins tu paies, moins on te montre. C’est aussi simple que ça.
Le truc pervers, c’est qu’on a tous passé des années à construire nos audiences sur ces plateformes. On a créé du contenu, engagé avec notre communauté, bâti quelque chose. Sauf que ce quelque chose ne nous appartient pas.
C’est comme construire une maison sur un terrain loué. Le propriétaire peut changer les règles quand il veut. Augmenter le loyer. Modifier les conditions. Ou simplement décider que ta maison n’est plus visible depuis la rue.
Tu as peut-être déjà vécu ça : un post qui performe moins bien sans raison apparente, un shadowban sorti de nulle part, un changement d’algorithme qui divise ta visibilité par deux du jour au lendemain.
Et tu n’as aucun recours. Parce que tu joues sur leur terrain.

Pendant ce temps, sur Google…
Maintenant, regarde de l’autre côté.
- 89% des consommateurs utilisent un moteur de recherche avant de contacter un prestataire ou d’acheter un service (Search Engine Guidelines, 2024).
- 81% consultent les avis Google avant de se déplacer chez un commerce local (BrightLocal, 2024).
- 95% des acheteurs lisent des avis en ligne avant une transaction (Power Reviews, 2024).
Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?
Imagine quelqu’un qui cherche “coach sportif Lausanne” ou “graphiste freelance Genève” à 23h un dimanche soir. Cette personne a un besoin. Elle est motivée. Elle cherche activement quelqu’un pour l’aider.
Si tu n’as pas de site, tu n’existes pas pour elle. Ton concurrent qui en a un, lui, il apparaît. Il récupère le contact. Il décroche le mandat.
Et le pire ? Tu ne sauras jamais que tu as perdu ce client. Il ne t’appellera pas pour te dire “j’ai failli te contacter mais je ne t’ai pas trouvé sur Google”. Il ira simplement voir ailleurs.
La différence fondamentale avec les réseaux sociaux, c’est l’intention.
Sur Instagram, les gens scrollent. Ils sont passifs. Ils tombent peut-être sur ton contenu entre deux photos de vacances et une vidéo de chat.
Sur Google, les gens cherchent. Ils sont actifs. Ils ont un problème et veulent une solution. Maintenant.
Et ton site web, lui, atteint 100% de ceux qui te cherchent. Pas 3.5%. Pas 1.65%. Cent pour cent.
C’est le seul canal où la portée dépend de toi, pas d’un algorithme qui change tous les trois mois.
La crédibilité se joue en 0.05 seconde
Ok, donc les gens te cherchent sur Google. Mais qu’est-ce qui se passe quand ils arrivent sur ton site ?
Selon une étude de Stanford University, 75% des gens jugent la crédibilité d’une entreprise sur le design de son site web (Stanford Web Credibility Research).
Encore plus fort : 94% des premières impressions sont liées au design (Stanford, via Forbes). Et ces impressions se forment en 0.05 seconde. Le temps d’un battement de cil.
Une autre étude de Blue Corona montre que 48% des utilisateurs considèrent le design du site comme LE facteur le plus important pour évaluer la crédibilité d’une entreprise (Blue Corona).
Fais le parallèle avec la vie réelle.
Tu irais voir un avocat dont le bureau est en désordre, avec des piles de dossiers partout, une plante morte dans un coin et un logo pixelisé sur la porte ? Probablement pas. Tu te dirais que si son bureau ressemble à ça, son travail doit être du même niveau.
Ton site web, c’est pareil. C’est ton bureau virtuel. Ta vitrine. La première impression que tu donnes à quelqu’un qui ne te connaît pas.
Un site daté, pas responsive, lent à charger — ça envoie un message. Et ce message, c’est : “Je ne suis peut-être pas très pro.”
Un site propre, moderne, qui se charge vite et qui dit clairement ce que tu fais — ça envoie un autre message : “Je prends mon métier au sérieux.”
En 2026, avoir un site web professionnel n’est plus du confort. C’est la norme minimum. C’est ce que les gens s’attendent à trouver quand ils te cherchent.
Trois histoires vraies
Je pourrais continuer à te balancer des stats, mais les chiffres ne racontent pas tout. Voici trois situations réelles que j’ai vécues avec des clients.

Le juriste genevois
Je t’en ai parlé en intro. Ce juriste travaillait exclusivement via son réseau depuis des années. LinkedIn, quelques recommandations, et c’était tout.
On a créé son site avec un focus sur le référencement local. Les bons mots-clés, une structure claire, du contenu qui répond aux questions que ses prospects se posent.
Deux semaines après la mise en ligne : premier contact entrant. Quelqu’un qui a tapé une recherche, qui l’a trouvé, qui a vu que c’était sérieux, qui a rempli le formulaire.
Ce n’est pas spectaculaire. C’est juste logique. Mais c’est un prospect qu’il n’aurait jamais eu autrement. Et c’est le début d’un canal d’acquisition qui tourne tout seul, sans effort supplémentaire.
Barber Concept
Barber Concept, c’est un salon de coiffure qui avait besoin de professionnaliser son image. Pas juste pour attirer des clients — pour ça, le bouche-à-oreille fonctionnait déjà — mais pour structurer leur croissance.
On a créé un site qui reflète leur identité de marque. Avec un truc en plus : un formulaire de candidature personnalisé pour le recrutement.
Résultat ? Une image de marque cohérente et professionnelle. Un outil pour recevoir des candidatures qualifiées sans passer par les plateformes d’emploi classiques. Et une base solide pour développer leurs franchises, parce que quand tu veux convaincre des partenaires, avoir un site pro ça aide.
Le site n’est pas juste une vitrine. C’est un outil business.
Solène, cheffe d’orchestre
Solène Derbal est cheffe d’orchestre. Son métier, c’est de diriger des ensembles musicaux, pas de gérer sa présence en ligne. Mais dans son domaine, la visibilité compte énormément.
Elle avait besoin d’un CV vivant. Un endroit pour montrer son parcours, ses projets, ses prochains concerts. Un espace qu’elle contrôle, contrairement à un profil sur une plateforme tierce.
Elle est actuellement en phase d’obtenir un poste, et son site joue un rôle clé dans ce processus. C’est devenu son outil de communication principal pour partager ses événements et démontrer son professionnalisme.
“Jonathan a été super flexible, rapide et a compris exactement ce que je voulais. Il a été très rapide en plus car j’avais un besoin urgent.” — Solène Derbal, cheffe d’orchestre
Pour les métiers créatifs et les professions libérales, le site web EST le CV. C’est la preuve tangible de ce que tu fais et de comment tu le fais.
“Mais j’ai pas le temps / le budget / les compétences”
Je connais les objections. Je les entends régulièrement. Alors on va les adresser une par une.
”C’est cher de faire un site”
Ça dépend de ce que tu appelles cher.
Un site sur-mesure avec 50 pages et des animations partout ? Oui, c’est un investissement conséquent. Un site vitrine propre qui fait le job ? C’est accessible.
Mais surtout, pose-toi la vraie question : combien te coûte l’invisibilité ?
Si tu perds ne serait-ce qu’un client par mois parce qu’on ne te trouve pas sur Google, combien ça représente sur une année ? Probablement bien plus que le coût d’un site.
”J’ai pas le temps de gérer un site”
Bonne nouvelle : un site vitrine bien fait, tu n’y touches plus pendant des mois.
C’est pas un blog à alimenter chaque semaine. C’est pas un réseau social qui demande du contenu quotidien. C’est une base solide qui travaille pour toi en arrière-plan.
Tu le mets en ligne, et il fait son job. Point.
”Les réseaux sociaux suffisent”
Pour exister, peut-être. Pour convertir, non.
Un post LinkedIn ou Instagram a une durée de vie de 24 à 48 heures. Après, il disparaît dans le flux. Ton site, lui, reste accessible 24/7, 365 jours par an.
Les réseaux sociaux sont excellents pour créer de la notoriété et engager ta communauté existante. Mais pour convertir quelqu’un qui te découvre via une recherche Google ? Il te faut un site.
Les deux sont complémentaires, pas substituables.
”Je saurais pas quoi mettre dessus”
Personne ne sait au début. Et c’est normal.
On commence par l’essentiel : qui tu es, ce que tu fais, comment te contacter. Trois éléments. C’est suffisant pour démarrer.
Le reste — portfolio, témoignages, blog, pages détaillées — ça vient après, quand tu en ressens le besoin. Un bon site est évolutif. Tu n’es pas obligé de tout avoir dès le jour 1.
Si tu sens que ton site actuel a besoin d’un coup de neuf, jette un œil à ce que je propose en refonte de site web. Et si tu pars de zéro, c’est par là pour la création de site.
Reprends le contrôle
On récapitule.
Les algorithmes des réseaux sociaux ne sont pas tes amis. Ils sont conçus pour maximiser le temps passé sur leurs plateformes et les revenus publicitaires. Ta visibilité est une variable d’ajustement dans leur équation.
Google, lui, montre ton site à 100% de ceux qui te cherchent activement. Ces gens ont un besoin, ils veulent une solution, et ils sont prêts à agir.
Un site professionnel en 2026, c’est plus du confort ou un “nice to have”. C’est la norme minimum. C’est ce que les gens s’attendent à trouver quand ils tapent ton nom ou ton métier dans une barre de recherche.
Je suis convaincu qu’il vaut mieux agir imparfaitement que d’attendre la perfection. Un site simple et efficace en ligne vaut infiniment mieux qu’un site parfait qui n’existe que dans ta tête.
Alors voilà ma question : si quelqu’un te cherche sur Google ce soir, qu’est-ce qu’il trouve ?
Si la réponse te met mal à l’aise, c’est peut-être le signe qu’il est temps de changer ça.
Ce qu’il faut retenir

- Ta visibilité sur les réseaux sociaux ne t’appartient pas — avec 3.5% de portée organique sur Instagram, tu construis sur un terrain loué
- 89% des gens recherchent sur Google avant de contacter un prestataire — si tu n’as pas de site, tu n’existes pas pour eux
- 75% des gens jugent ta crédibilité sur le design de ton site — en 0.05 seconde, la première impression est faite
- Un site web travaille pour toi 24/7 — contrairement aux posts qui disparaissent en 48h
- Les réseaux sociaux et ton site sont complémentaires — l’un crée la notoriété, l’autre convertit
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Sources citées dans cet article
Portée organique des réseaux sociaux
- Social.plus (2025) — 3.5% de portée organique Instagram
- Martech Zone (2024) — 4% Instagram, 1.65% Facebook
- Addictive Digital — Évolution historique de la portée organique
- Socialinsider — Benchmarks Instagram 2025
- Socialinsider — Social Media Reach Statistics
Comportement de recherche Google
- Search Engine Guidelines (2024) — 89% utilisent les moteurs de recherche avant d’acheter
- Thrive Agency — 81% consultent Google Reviews, 95% lisent les avis en ligne
- Swipe Insight (2024) — 63.6% vérifient Google Reviews
- EmbedSocial — Statistiques Google Reviews 2024
Crédibilité & Design web
- Paradigm Marketing — 75% jugent la crédibilité sur le design (Stanford)
- Kinesis Inc — Stanford Web Credibility Research
- Most Studios — 94% des premières impressions liées au design
- SAMPS (via Forbes) — Science des premières impressions
- Tenacity — Impact du design sur les impressions
- Clique Studios — 48% considèrent le design comme facteur principal (Blue Corona)
- Mighty Fine Design — Première impression en 0.05 seconde